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En Gaspésie, l’APTS se prépare à faire la grève

1 octobre 2015
En Gaspésie, l’APTS se prépare à faire la grève
Chandler - Face au mépris exprimé par le gouvernement envers les personnes salariées des services publics, la réponse des professionnels et des techniciens de l’APTS du CISSS de la Gaspésie est très claire. Ils n’hésiteront pas à sortir dans la rue pour faire pression sur le gouvernement, car ils en ont ras le bol de son mépris dans le cadre des présentes négociations. Afin de soutenir leurs négociateurs, de protéger leur réseau et de démontrer leur solidarité envers les 400 000 membres du Front commun, ils ont voté à 89% en faveur du déclenchement d’une grève générale de six jours à exercer en Front commun.»

Conscientes de l’importance des services qu’elles rendent à la population, les personnes présentes aux assemblées ont exprimé leur souci de minimiser l’impact de cette grève sur leur clientèle. Le recours à la grève n’est souhaité par personne, mais les professionnels et les techniciens de l’APTS sont déterminés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour sauvegarder des services publics de qualité dispensés par des personnes qualifiées. Pour attirer et retenir des ressources compétentes dans la région, il faut leur offrir des conditions de travail et de pratique intéressantes. Le gouvernement l’a fait avec les médecins omnipraticiens et les spécialistes, mais refuse de le faire avec les professionnels et les techniciens.

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Diplômées de niveau collégial ou universitaire, parfois même titulaires de maîtrise et de doctorat, ces personnes ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles ont droit. Il est inacceptable que le gouvernement favorise les riches et les entreprises qui contribuent au parti, tout en tentant de récupérer, sur le dos de ses personnes salariées, des sommes qu’il promet en baisse d’impôts.

«Nous travaillons fort afin de parvenir à une entente négociée, mais pas à n’importe quel prix», affirme Guylaine Michel, répondante politique de l’APTS en Gaspésie. Six mois après la fin des conventions collectives, le gouvernement ne propose aucune solution pour résoudre les problèmes d’attraction et de rétention du personnel dans les régions. Il ne répond pas non plus aux demandes pour diminuer la pression sur le personnel et revenir à des conditions de travail plus humaines. Il cherche plutôt à diminuer les ressources allouées à la santé et au bien-être de la population.

Malgré la présence des négociateurs syndicaux à la table de négociation tout l’été, rien n’a bougé depuis l’automne dernier: toujours des récupérations, des abolitions de primes et une insulte salariale au menu. C’est à se demander si le gouvernement libéral travaille pour des services publics forts, accessibles et de qualité ou pour le démantèlement des services en vue d’une plus grande privatisation. Si le gouvernement est sérieux dans sa volonté d’en arriver à un règlement négocié, les professionnels et techniciens de l’APTS l’invitent à travailler sur des besoins concrets et à cesser son approche strictement comptable, car la population a droit à des services de qualité.

«Les compressions de toute part menacent l’existence même des services et les conditions de travail des personnes salariées de la santé et des services sociaux. Faire plus avec moins, ce n’est plus possible car elles sont à bout de souffle. Il est temps de leur donner du répit. L’argument selon lequel elles seraient des gras durs ne tient plus la route depuis des décennies et les professionnels et techniciens de l’APTS du CISSS de la Gaspésie entendent bien résister à la démolition des services à la population et de leurs conditions de travail», de conclure la responsable politique.

À propos de l’APTS

L’APTS représente près de 32 000 membres parmi le personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, dont près de 500 membres en Gaspésie, répartis dans les centres hospitaliers, les centres de réadaptation, les centres d’hébergement et les CLSC. C’est un acteur incontournable du réseau public de la santé et des services sociaux car ses membres occupent plus d’une centaine de titres d’emploi distincts dans les secteurs d’activités en diagnostic, réadaptation, nutrition, services psychosociaux, prévention et soutien clinique.

Malgré la présence
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