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Bas-Saint-Laurent: un vote de grève fort

18 septembre 2015
Bas-Saint-Laurent: un vote de grève fort
Rimouski - Les Indispensables de l’APTS du CISSS du Bas-Saint-Laurent se sont dotés d’un mandat de grève fort.

Malgré la présence des négociateurs syndicaux à la table de négociation tout l’été, rien n’a bougé vraiment depuis les dépôts de l’automne dernier : toujours des récupérations, abolitions de primes et, plutôt qu’une augmentation de salaire, une insulte salariale. C’est à se poser la question si le gouvernement libéral travaille pour le bien commun – des services publics forts, accessibles et de qualité – ou pour le démantèlement des services sociaux en vue d’une plus grande privatisation. «Poser la question, c’est y répondre, déclare Sylvain Lirette, répondant politique de l’APTS dans le Bas-Saint-Laurent. Je vous rappelle que les ingénieurs du ministère des Transports qu’on a refusé de payer à leur juste valeur ont quitté pour le privé de sorte que le gouvernement doit désormais payer plus, via les firmes privées pour la préparation des contrats… au privé, avec les résultats qu’a révélés la Commission Charbonneau. Collectivement, nous payons encore 30 % de trop nos travaux en transport. Souhaitons-nous le même scénario en santé ? »

Selon les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec, les salariés de l’État accusent un retard salarial de 7,6 % par rapport au privé. Malgré ce retard, le gouvernement demande à ses salariés de se serrer la ceinture en offrant un gel salarial de deux ans et 1 % pour trois ans.

« Pendant ce temps, les médecins se font offrir 37% d’augmentation salariale en huit ans au coût de 2,3 milliards de dollars, sans compter les 85 millions pour chaque maigre pourcent sur la table actuellement, et les députés, ministres et dirigeants d’Hydro-Québec bénéficient de généreuses primes de départ… Sans compter que les banques, anciens employeurs des ministres Coiteux, Daoust et Leitão, engrangent des profits par dizaines de milliards sans vraiment payer d'impôts et bénéficient de subventions à des fins de recherche et développement. Et, comble d’injustice, le quart du PIB annuel canadien fuit vers les paradis fiscaux », poursuit-il. « L’argument selon lequel les salariés de l’État seraient des gras durs ne tient plus la route depuis des décennies. »

Face à ce mépris, la réponse des professionnels et des techniciens de l’APTS du Bas-Saint-Laurent est très claire. « Afin de soutenir leurs négociateurs, de protéger leur réseau et de démontrer leur solidarité envers les 400 000 membres du Front commun, ils ont voté à 88 % en faveur de la proposition visant à déclencher une grève générale de six jours à exercer en Front commun sur une base rotative et régionale ou nationale, et ce, en tenant compte de la conjoncture de la négociation », de conclure le porte-parole syndical.

Les membres de l’APTS du CISSS du Bas-Saint-Laurent entendent résister à la démolition des services à la population du Bas-St-Laurent et du Québec.

À propos de l’APTS

L’APTS des six CSSS du CISSS du Bas Saint-Laurent regroupe 1 153 Indispensables occupant des postes professionnels et techniques, dont des technologistes médicales, des techniciennes en loisir, des archivistes médicales, des kinésiologues, des technologues en imagerie médicale, des technologues en électrophysiologie médicale, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des orthophonistes, des audiologistes, des psychoéducateurs, des thérapeutes en réadaptation physique, des organisatrices communautaires, des travailleurs sociaux, des psychologues, des techniciennes en diététique, des diététistes-nutritionnistes, des intervenants en soins spirituels et des hygiénistes dentaires.
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